Libreville, le mercredi 22 avril 2026
13e ANNÉE
Info241.com
Le média qui démocratise l’actualité gabonaise et africaine
--°C

Suspension des réseaux sociaux
au Gabon

0 jours
00 heures
00 minutes
00 secondes

Depuis la décision
de la HAC

Sécurité alimentaire

Libreville : L’AGASA ferme 12 ateliers de vente de manioc pour insalubrité au marché du PK8

Libreville : L’AGASA ferme 12 ateliers de vente de manioc pour insalubrité au marché du PK8
Libreville : L’AGASA ferme 12 ateliers de vente de manioc pour insalubrité au marché du PK8 © 2026 D.R./Info241

L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) vient de lancer une offensive majeure pour protéger l’assiette des consommateurs. Dans le viseur intraitable des inspecteurs : les dépôts et points de vente de manioc roui disséminés sur le territoire national. Cette mission coup de poing a mis en lumière une réalité glaçante, dévoilant des pratiques commerciales au mépris total des normes d’hygiène les plus élémentaires.

Moov Africa

-

Si l’opération de salubrité publique se veut nationale, c’est au cœur du tentaculaire marché du PK8 que la foudre s’est abattue. Sur ce carrefour commercial névralgique de la capitale, les agents ont procédé à un véritable nettoyage. Le bilan est sans appel : sur treize ateliers scrupuleusement inspectés, douze ont subi une fermeture systématique et immédiate. Un ratio accablant qui illustre l’ampleur du désastre sanitaire dans un secteur pourtant très prisé par les ménages.

Des conditions de stockage révoltantes

Sur le terrain, les équipes de contrôle ont dû faire face à un florilège de dérives inacceptables. L’inspection a révélé des conditions d’entreposage désastreuses, couplées à une hygiène repoussante dans les zones de manipulation et de distribution. La pâte de manioc roui, denrée pourtant hautement sensible, subissait un conditionnement hasardeux et était manipulée dans des environnements défiant toute logique sanitaire.

Les agents dans un atelier

Le réquisitoire dressé par l’AGASA pointe également l’utilisation récurrente de sacs de fortune, d’une qualité totalement insuffisante pour protéger les aliments. Pire encore, les inspecteurs ont constaté la présence d’eaux de ruissellement stagnant allègrement à l’intérieur même des espaces de stockage. Une insalubrité chronique qui transforme ces échoppes de quartier en véritables nids à bactéries pour l’estomac des acheteurs.

Tolérance zéro face à l’empoisonnement

Face à l’imminence du danger, l’autorité a logiquement dégainé l’artillerie lourde. Ces manquements gravissimes exposent directement les populations à des risques avérés : contaminations bactériologiques sévères, altération des produits et mise en péril de la santé publique. La fermeture brutale des douze ateliers du PK8 répond ainsi à une urgence absolue, celle de briser net cette chaîne de distribution périlleuse.

Une vue des denrées saisies

Au-delà des cadenas posés sur les devantures de Libreville, l’institution a lancé un ultime avertissement à l’échelle du pays. Des rappels à l’ordre d’une fermeté absolue ont été notifiés à l’ensemble des exploitants de la filière. Le message de l’AGASA est désormais sans équivoque : la traque aux vendeurs insalubres est officiellement ouverte et la santé des consommateurs ne souffrira plus d’aucune négociation.

@info241.com
Moov Africa

Newsletter d'Info241

Abonnez-vous maintenant à notre newsletter pour recevoir chaque matin une analyse de l'actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs !


-

Commenter l'article